dimanche 30 août 2009

Epilogue (Tout bèf an pak, chat' an sac!)

Sommes nous de doux fêlés, de modernes galériens?
Le kayak de mer fait encore ici la preuve d'être à la fois un moyen de découverte autonome et de transport intégral, peu coûteux, silencieux, non-polluant à l'usage, qui nous mène là où peu d'autres embarcations peuvent évoluer du fait de son absence de tirant d'eau: au-dessus des récifs, sur les plages de sable ou de galets... voir ce qu'ils ne voient pas. Eloge de la lenteur?
Oui, à l'heure du "Tout, tout de suite", pour prendre le temps de l'exploration, dans le respect des milieux et de leurs faunes.
Non, car capable de plus de 200km en 8 jours, hors course.
Eloge de l'effort, de la ténacité?
Certainement, quoiqu'une fois la technique acquise, les yeux et surtout l'esprit vagabonde quand les bras, eux, 'pédalent'...
En fait c'est le corps entier qui est sollicité, des pieds en appui à la tête qui dirige. Souvent en mode automatique.

Ce voyage nous ramène dans le temps, à nos origines amérindiennes surtout, d'explorateurs ou conquérantes, mais aussi d'ébène et d'ivoire, de peine et de sueur, de joies et de peurs, quand de l'océan le sang dans nos vaisseaux remonte au coeur, dans la tourmente des fleuves et des mémoires, à la source, pour la paix.

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